HUMILITÉ – HUMOUR – PUGNACITE – PASSION – SYMPATHIE

Les heures passées ensemble dans un cockpit font que l’on finit par bien se connaitre. C’est un révélateur redoutablement efficace et l’on ne peut tricher durablement. Les mots énumérés en en-tête me sont immédiatement venus à l’esprit pour évoquer le pilote Nicolas.

Son humilité d’abord car lorsque on est prof soi-même, c’est son cas, il en faut beaucoup pour accepter de redevenir élève sans jamais se référer à son statut social.

Son humour, même si il est parfois caustique, est omniprésent propre à créer une atmosphère conviviale.

Sa pugnacité qui va de pair chez lui avec le perfectionnisme pour faire mieux, toujours mieux, mieux qu’à l’heure précédente, mieux qu’hier…

Sa passion chevillée au corps pour, après le cours, continuer à apprendre, apprendre de l’expérience des autres, en écoutant les plus anciens, en regardant s’affairer les mécanos…

La sympathie est un constat, il suffit d’observer. Les sourires l’accueillent, les portes s’ouvrent. Nul doute qu’un jour il fera profiter, à son tour, les jeunes pilotes de son expérience. En attendant bravo pour ce lâcher, première étape d’une longue aventure.

WAOUH ! Quelle métamorphose. Imaginez-le la première fois qu’il s’est présenté à l’école Skydream accompagné de ses parents : Un grand gaillard dégingandé, timide et quasiment muet.

Quelques mois et quelques heures de vol plus tard le gaillard est devenu un homme, sûr de lui, maitre de son pilotage et de son élocution à la radio de bord.

Une fois de plus l’aviation démontre sa capacité à accélérer la maturité d’un adolescent et à développer des valeurs dont l’utilité dépasse largement le cadre aéronautique.

Bravo à toi Noah. Tu seras un excellent pilote c’est sûr et un homme de qualité – « Mens sana in corpore sano » – Bien sûr l’aviation ne fait pas tout mais le ferment est souvent efficace.

Il a été lâché puis breveté, qualifié radio et enfin le voici apte à emporter un passager. Un « fin complet pilote » dit-on en Nouvelle Calédonie, ce qui n’est jamais feint.

Ce n’est pas non plus une fin en soi. Connaissant l’homme ses objectifs ne sont pas atteints. Tour du monde ? Instructeur ? Pilote de gyrocopter ? et pourquoi pas les trois ?

Il avance à fleuret moucheté mais l’ambition transpire. Quelle est la prochaine étape ?

Son prénom ne peut cacher ses origines, il est breton et marin. Autant dire un homme au caractère bien trempé. Marin de profession barrant les yeux fixés sur l’horizon, il eut un jour envie d’imiter les mouettes… voler, voler devint une obsession. Et quand on a une obsession, qu’on est marin et breton… dont acte. On prend un cours pour être lâché… dès le lendemain.

Il lui faudra un peu plus d’un cours pour obtenir son brevet mais sûr de ses capacités, il s’en est donné les moyens. Bravo

Il ne compte plus parmi les adhérents de Skydream, l’appel de la Bretagne a été trop fort, elle avait trop d’atouts dans sa Manche. De cette Manche au goût iodé sur laquelle il navigue et qu’il survole presque quotidiennement, il doit de temps à autre penser au chaud soleil calédonien.

Lâché il y a quelques semaines, Gaël MILLION continue brillamment sur sa lancée et obtient ses premières ailes : un beau brevet. Motivé comme jamais, il entrevoit « l’emport passager ».

Mais l’honneur aujourd’hui revient à Rhyan DELEFORTRIE. Vous le connaissez encore peu car Rhyan est la modestie personnifiée ce qui n’enlève rien, bien au contraire, à ses qualités humaines et de pilote. Il ne brigue pas les honneurs, s’étonne qu’on puisse le féliciter mais ne vous y fiez pas, il est redoutable de pugnacité.

Il a fait taire son estomac fragile en début de formation, pour se complaire dans les vents soutenus pour ne pas dire violents qui ont torturé les élèves pilotes au cours de ces deux derniers mois sur la plateforme de Nakutakoin.

Je ne brosserais pas un portrait complet de Rhyan si je n’évoquais son humour percutant. Voilà un nouveau pilote que nous sommes fiers d’avoir maintenant dans nos rangs.

Julien vient d’établir un nouveau record de précocité pour un lâché sur le Savannah S de l’école de pilotage Skydream à Nakutakoin.

Du haut de ses 15H00 de vol il a su faire preuve d’un sang froid de vieux briscard et d’une grande maitrise à l’occasion de ses trois premiers atterrissages solo.

Motivé, rigoureux, attentif, il cumule les qualités qui feront de lui un excellent pilote. Loin des embruns de sa vie de marin il a appris à voler. Voler dit-on « libère l’esprit de la tyrannie des choses insignifiantes ».

En conclusion et pour citer une nouvelle fois Saint Exupery, nous ne saurions trop lui conseiller de méditer l’adage : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité »

Pour Gaël, le 15 décembre ne sera plus jamais une date anonyme dans son calendrier. Il a été lâché.

Quand il s’installe dans le Savannah’S ce matin-là, il n’imagine pas une seule seconde que quelques minutes plus tard il se retrouvera seul aux commandes.

2 juillet – 7H30 – NAKUTAKOIN

L’alizé s’est quelque peu calmé ce matin. Le soleil ne se laisse pas intimider par les quelques cumulus bourgeonnants, la température est fraîche … pour Nouméa : 17°. L’élève pilote Alexis est à l’heure. Après avoir garé son « coupé sport rutilant » devant un hangar, et salué rapidement son instructeur, il s’affaire consciencieusement à effectuer la « pré-vol » du Savannah S.